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Diversité sexuelle, corporelle et de genre (LGBTQ2+)

Engagé pour plus d’ouverture, de respect et de tolérance. 

  • Faire connaître et défendre les droits des lesbiennes, gais, bisexuelles, transgenres, transsexuelles et intersexuées (LGBTQ2+) 

LGBTQ2+ est un acronyme qui décrit les personnes lesbiennes, gaies, bisexuelles, transgenres, queer, bispirituelles ou ayant d’autres identités ou expressions de genre ou qui sont socialement marginalisées d’autres façons.

  • Combattre les préjugés, l’intimidation et la discrimination que ces personnes vivent dans les milieux de travail et la société;
  • Promouvoir et permettre l’implication de ces membres au sein de notre syndicat;
  • Supporter, participer, collaborer aux initiatives et évènements favorisant le respect, l’inclusion et la tolérance.

L’homophobie et la transphobie : c’est pas syndical 

Les journées thématiques qui ont cours tout au long de l’année sont souvent une belle occasion de faire de la sensibilisation, de susciter des réflexions, des échanges et de faire avancer les droits humains sur des sujets auxquels un grand nombre de gens font face au quotidien. 

Une de ces journée se tient le 17 mai : la JOURNÉE INTERNATIONALE CONTRE L’HOMOPHOBIE ET LA TRANSPHOBIE. Elle marque l’anniversaire du retrait de l’homosexualité de la liste des maladies et troubles mentaux de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) au début des années 90. Depuis, nous avançons lentement vers la reconnaissance de ce que l’on nomme maintenant diversité sexuelle, corporelle et de la pluralité de genre.

Un exemple : la Charte québécoise des droits et libertés de la personne incluait déjà l’orientation sexuelle comme un des motifs prohibés de discrimination, mais en juin 2016, l’identité de genre et l’expression de genre y ont été ajoutées.

Concernant les groupes et/ou comités œuvrant pour les droits LGBT, leurs acronymes sont devenus plus complexes au fil du temps, à mesure que l’on souhaitait représenter et respecter toute la diversité. Aux LGBT sont venus s’ajouter un autre T, puis Q, puis I et 2+. Une réflexion s’amorce à la recherche de termes accessibles et facilitants en gardant le souci qu’ils soient représentatifs et sans exclusion. La FTQ en est un exemple en renommant son « Comité sur la diversité sexuelle, corporelle et de genre ».

Plus près de nous, il reste du travail à faire dans nos milieux de travail puisqu’au 1500, sur plus de 6 000 membres, nous n’avons que très peu de confrères qui s’identifient gais. Il est clair que cela demeure un grand tabou.

On pourrait penser que c’est plus simple pour les consœurs qui sont plus nombreuses à s’identifier lesbiennes. Cependant, un trop grand nombre d’elles subissent encore fréquemment des situations déplaisantes et sont victime de préjugés. Cela s’accentue lorsqu’elles deviennent parents. À notre époque, ça ne devrait plus se produire.

Si vous êtes dans cette situation, votre syndicat peut vous supporter et vous aider.

D’autres situations auxquelles on ne pense pas peuvent se présenter ou se présenteront dans votre quotidien pour lesquelles il est possible de s’outiller. Par exemple, un confrère ou une consœur pour qui, du jour au lendemain, les « jokes de fifs» sont devenues insupportables et qui réagit fortement. Ça pourrait arriver quand on vient d’apprendre que son enfant ou un ami de longue date est gai et qu’on trouve ça difficile à accepter.

L’arrivée d’une personne trans dans votre groupe ou un compagnon, une compagne de travail qui amorce sa transition pourrait être déstabilisant pour certaines personnes. 

En plus des ressources déjà mentionnées, il y a la Fondation Émergence qui a produit un guide d’information sur l’intégration des personnes trans en milieu de travail. Il fut élaboré en partenariat avec l’Aide aux Trans du Québec (ATQ). 

Le 1500 invite ses membres à apporter leur contribution par des gestes concrets :
  • Affirmer que l’homophobie n’est pas acceptable lorsque vous en êtes témoin;
  • Porter une attention aux mots blessants qu’on utilise, sans y penser, et les remplacer par des mots plus neutres; 
  • S’informer (voir les références ci-bas);
  • Dire à vos enfants que votre amour est inconditionnel;
  • Partager des articles, des reportages ou des œuvres favorisant la tolérance. 
Parce que « La violence et le harcèlement ne devraient jamais faire partie du travail »

Voici un petit lexique :

Le but n’est pas d’étiqueter les personnes, mais de s’outiller à mieux communiquer pour nommer la diversité des expériences. RÈGLE D’OR : La meilleure personne pour choisir le meilleur mot pour la représenter est la personne elle-même. 

  • Lesbienne: Femme qui éprouve une attirance sexuelle pour d’autres femmes.
  • Gai: Personne qui éprouve une attirance sexuelle pour une personne du même sexe. Le mot est utilisé le plus souvent pour désigner des hommes homosexuels. 
  • Bisexuelle: Personne qui éprouve une attirance sexuelle tant pour les hommes que pour les femmes. 
  • Transexuelle: Personne qui change son anatomie dans le cadre d’une transition afin de vivre comme une personne de l’autre sexe. 
  • Transgenre: Personne dont l’identité sexuelle, l’expression sexuelle ou l’apparence physique ne correspond pas aux attentes conventionnelles en matière de masculinité ou de féminité. 
  • Intersexuée: Personne née avec une combinaison d’anatomie mâle et femelle. 
  • Queer : Personne qui choisit ce terme pour dire qu’elle fait partie de la diversité sexuelle et/ou de la pluralité des genres. Elle est donc non-hétérosexuelle et/ou non-cisgenre. C’est une forme d’empowerment de se réapproprier un terme autrefois insultant. Plusieurs personnes queers incluent également un aspect politique de rejet des normes sociales dans cette auto-identification
  • 2+ (bispiritualité) : c’est un concept des Premières nations qui va au-delà de l’orientation sexuelle ou de l’identité de genre.  

Liens utiles :

Interligne est un centre de première ligne en matière d’aide et de renseignements à l’intention des personnes concernées par la diversité sexuelle et la pluralité des genres.

* Anciennement « Gai écoute »

Le Comité du triangle rose du SCFP-Québec fait connaître et défend les droits et les libertés des lesbiennes, gais, bisexuelles, transgenres, transsexuelles et intersexuées (LGBTTI).

Le comité sur la diversité sexuelle, corporelle et de genre de la FTQ

Le Comité triangle rose du SCFP national fait connaître et défend les droits et les libertés des lesbiennes, gais, bisexuels, transgenres et transsexuels.

Agir pour l’émergence d’un monde inclusif à la diversité sexuelle et de genres.

Le GRIS-Montréal (Groupe de Recherche et d’Intervention Sociale) est un organisme communautaire à but non lucratif qui démystifie les orientations sexuelles et les identités de genres et de faciliter l’intégration des personnes LGBT+ dans la société.

Ligne d’écoute et d’intervention 24 h, groupes de soutien pour personnes transidentitaires ou en questionnement et leurs proches, activités communautaires etc.

Guide d’information

Intégrer les personnes trans en milieu de travail