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L’ancienneté

Le concept de l’ancienneté est l’un des principes de base des syndicats. Il découle d’une volonté d’équité et de justice, ainsi que d’une reconnaissance envers nos prédécesseurs. C’est aussi un concept intégré et reconnu dans le code du travail de la plupart des pays occidentaux.

Au Québec, la Loi sur les normes du travail (LNT), art. 87.2, mentionne qu’une condition de travail fondée sur l’ancienneté ou la durée du service n’est pas dérogatoire à l’article 87.1. (disparité fondée uniquement sur la date d’embauche). Une disparité de traitement qui serait fondée sur l’ancienneté ou sur la durée du service n’est pas interdite. La LNT fait la distinction entre ancienneté et clause orphelin et prévoit même des protections différentes sur cette base, en cas de congédiement.

Les libéraux de la Commission-Jeunesse du Parti libéral du Québec (CJPLQ) remettent en cause l’ancienneté sous prétexte que celle-ci pénalise les nouveaux venus au sein d’une entreprise. Pour eux, afin de faciliter l’accès des jeunes à certains postes, la compétence devrait primer sur le nombre d’années d’expérience des travailleurs. Ce n’est pas la première fois que les libéraux de la CJPLQ s’en prennent aux droits des travailleurs; ils avaient proposé d’abolir, en 2004, la formule Rand. La réorganisation du monde du travail et les relations de travail seraient des enjeux prioritaires pour eux…c’est plutôt la réduction des droits des travailleurs qui semble être leur priorité.

Tous, anciens comme nouveaux, ont accès aux dispositions sur l’ancienneté prévus aux lois et conventions. Reconnaître l’expérience n’est pas une injustice. Ici, au SCFP-1500, nous sommes fiers de nos «anciens» et nous reconnaissons leurs combats qui ont contribué à améliorer nos conditions de travail. Nous considérons que la justice et l’équité sont des valeurs importantes et le principe d’ancienneté est justement un moyen de s’en rapprocher.